Yvan Alvarez Dylan Hausthor
Upon Onda
Vernissage le vendredi 13 septembre 2024 dès 18h00
Ouverture sur rendez-vous jusqu’au 1er novembre
L’idée de réunir des travaux récents de l’artiste genevois Yvan Alvarez et du photographe américain Dylan Hausthor relève plus d’une intuition, d’une envie de découvrir le dialogue qui pourrait s’instaurer entre eux, de vérifier si les affinités pressenties de leurs démarches pouvaient se réaliser, que d’un assemblage rigide et guidé par une thématique ou une esthétique fermement établie.
Ce qui les réunit apparaît au premier abord ténu. Il y a bien sûr la photographie, un médium au cœur de leurs pratiques respectives, auquel ils semblent tous deux revenir inlassablement malgré leurs incursions fréquentes dans d’autres formes d’expression, du texte à l’installation, et de la vidéo à la sculpture. Quelques motifs aussi, une voiture accidentée et des antennes paraboliques, mais dont la récurrence pourrait être fortuite.
Mais l’on trouve aussi chez eux une forme de réticence, à en dire trop, à se laisser inscrire trop clairement dans un propos ou une démarche, et à solidifier le sens de leurs œuvres. Une forme de retrait, peut-être, une tendance à faire un pas de côté lorsque les choses deviennent trop limpides. L’envie d’une fluidité de sens, d’un passage agile entre les médiums et les régimes d’images. Des choix très délibérés et précis, mais donnant volontairement une impression de légèreté, laissant presque sous-entendre que chaque œuvre pourrait être, au fond, surtout le fruit d’un hasard auspicieux.
Enfin, tous deux semblent partager un attachement à travailler avec ce qui se trouve devant eux, à saisir par la photographie des débris dénichés dans la rue ou des animaux surpris dans la forêt. Les deux artistes opèrent dans une économie de moyens affirmée, faisant la part belle à ce qui est trouvé, ce dont le statut est incertain et transitoire – et qui donc contient encore tous les possibles. Une manière aussi d’esquiver, de ne parler qu’indirectement de soi, de suggérer la fiction lorsqu’il est surtout question d’un rapport intime au monde.
Les réunir dans une exposition nous permet, sans amalgamer artificiellement leurs travaux, de trouver des passages souples entre leurs deux univers, chacun faisant saillir chez l’autre les caractéristiques communes qui tendent à ne pas se révéler au premier regard.
– Danaé Panchaud
Prochainement
Céline Peruzzo
La salle d’eau
Vernissage le vendredi 15 novembre 2024 dès 18h00
La salle d’eau me fait penser à la fantasmagorie d’un harem très beau, en faïence, un lieu de l’intime inspiré par Ingres et des murmures que l’on aimerait comprendre.
Il y a dans le travail de Céline Peruzzo une désarmante déambulation entre les époques, elle fait référence avec ses «dipinti» aux drapés antiques qui se figent sur des statues de déesses grecques, elle nous prépare des costumes démesurés de femmes grenouilles d’un temps futuriste et nous rappelle au modernisme avec sa tête à la Brancusi. Les références sont affichées, ce sont des hommages, des déambulations dans l’histoire de l’art. Céline met en place des accessoires, des objets, un décor pour une pièce de théâtre imaginaire, une scène dans laquelle les protagonistes étaient/sont/seront des femmes.
C’est sans doute, elle l ’artiste qui joue et se joue dans une mise en scène ironique et sensible des représentations du féminin. Elle est le personnage principal que l’on devine par les indices qu’elle a laissé dans la pièce.
Elle laisse parfois des parties d’elle même comme un sein, un doigt, une oreille ou un pied. On aimerait qu’elle ne s’échappe jamais comme le bas-relief de Gradiva, «celle qui marche en avant». Mais le désir vient du manque.
Cette installation me rappelle des séquences du film Le Mépris de Godard, les parties du corps sont extraites, comme décontextualisées de la personne, il y a un séduction consciente et ironique du personnage, une esthétique moderniste (la villa Malaparte) et des références aux voyages d’Ulysse et aux dieux grecs.
Il est dit dans ce film que ce serait les hommes qui qui auraient crée les Dieux et non l’inverse. Dans la salle d’eau, ce serait une artiste qui inventerait ses déesses.
Céline convoque une spiritualité par des objets plutôt animistes qui contiendraient la mémoire du toucher, des objets magiques comme des reliques, ou des objets choisis qui prennent sens au côté d’autres objets, d’autres images.
C’est peut-être à une soirée d’un carnaval élégant et mystérieux que Céline nous convie à standard/deluxe.
– Virginie Otth
Dorothée Thébert Filippo Filliger
À Diane
Performance & projection le vendredi 08 novembre 2024 dès 19h00
Une performance composée de la projection du film Diane ou le début du monde fini et de la lecture du livre Les Dianes
En été 2021, Filippo Filliger, réalise le film Diane ou le début du monde fini, qui se déroule sur les ruines du sanctuaire de Diane au bord du lac de Nemi en Italie. Il évoque notre monde en crise et l’équilibre perdu entre les êtres humains et la nature.
Pour raconter cette histoire, Filippo demande à Dorothée Thébert d’écrire un texte, et filme son travail de recherche et d’écriture. Dans cet essai cinématographique, ils tentent de comprendre ensemble si l’amour a encore un sens dans un monde fini.
L’invitation donne ainsi naissance au texte de Dorothée Les Dianes, qui prête la voix à différentes représentations de Diane, la déesse gardienne des cycles de la vie. En naviguant à travers les époques, l’autrice se questionne sur l’évolution de ces figures, qui racontent aussi une histoire du regard posé sur le corps des femmes.
La performance À Diane réunit les deux créations en un même évènement. La projection du film de Filippo Filliger précède une lecture du texte par Dorothée Thébert, accompagnée d’une mise en sons par la créatrice sonore Olga Kokcharova. Ainsi les deux œuvres se tissent, se répondent ou se complètent, comme dans une danse amoureuse.
Horaires
Ouverture lors des expos:
samedi & dimanche
de 13h à 17h,
ou sur rendez-vous:
Programme
Mina Achermann
Massimiliano Rossetto
Guillaume Ehinger
Virginie Jordan Dragos Tara
Tobias Zielony
Evo Jovičić Laurent Fiorentino
Thomas Annaheim Lambert
Céline Peruzzo
Dorothée Thébert Filippo Filliger
Accès
Contact
s/d sur instagram:
@standarddeluxe.ch
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