Cécile Monnier, Corine Cretton, Matthias Bruggmann, Miguel Menezes, Isabelle Schiper, Jean-Rodolphe Petter, Virginie Otth, Julie Lang, Rafaël Santianez & Adrien Cater

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Programme 2021

1 mars:
Adrian Fernandez Garcia

23 avril:
Anaïs Defago &
Martin Jakob

4 juin:
Aelia Hazil &
Omar Mismar

1 juillet:
La love machine

16 juillet:
Jean Otth

23 Juillet:
Tom Bluhm

10 septembre:
Gabriella Loeffel

8 octobre:
Johanna Kotaris &
Samuel Georgis

Adrian Fernandez Garcia: Fine Lame

Adrian Fernandez Garcia

Fine Lame

1 – 14 mars 2021

Si la scie scie la scie et si la scie qui scie la scie est la scie qui scie la scie, il y a suisscide métallique.
Commentaire de Marcel Duchamp pour l’œuvre Hommage to New York (1960) de Jean Tinguely.

Exposition du 1 au 14 mars 2021
ouvert sur rdv: comite@standard-deluxe.ch

adrianfernandezgarcia.com
@hercules1991

Avec Fine Lame, Adrian Fernandez Garcia (*1991, Genève) propose pour standard/deluxe une nouvelle série de travaux centré sur un objet particulier: la scie à main. Outil de construction commun, celui-ci se retrouve décliné et réinterprété par le biais d’une pluralité de mediums faisant écho au «Catalogue des Objets Introuvables» réalisé par Jacques Carelman. Publié en 1969, cet ouvrage met en lumière des objets à la fois absurdes et critiques imaginés par l’artiste français sur la base du catalogue de la Manufacture française d’armes et de cycles de Saint-Étienne. Les dessins parodiques de Carelman deviennent pour Adrian Fernandez Garcia le matériau de base d’une réflexion sur le rôle et l’implication des objets techniques dans la société.

L’œuvre Scies (2021) qui ouvre l’exposition présente une multitude de détournements venant questionner la valeur technique de l’outil. Cet aspect est renforcé par le dispositif d’accrochage, lequel fait directement écho aux imposants catalogues d’outillage qui nous permettent de trouver l’outil adéquat sur la base de la fonction précise recherchée. L’intrusion de scies visuellement reconnaissables mais difficilement classifiables d’un point de vue technique altère l’objectivité recherchée par ce genre de classements, obligeant les spectateur·trice·s·x à reconsidérer leur rapport à la technicité d’objets qui échappent à toute classification sémantique.

Affûtage (2021), Travail d’équipe (2020) et Qualität (2021) recréent l’atmosphère d’un atelier de fabrication en renvoyant d’une certaine manière à la fonction première de l’espace d’exposition qui était à l’origine une imprimerie. A travers un unique objet manufacturé, Adrian Fernandez Garcia questionne la frontière entre l’artiste et l’artisan. En portant l’accent sur l’importance d’un savoir-faire et de son assimilation, il se confronte à la production de ces objets-outils afin d’établir sa propre posture artistique.

Le travail d’Adrian Fernandez Garcia (*1991, Genève) interroge l’interdépendance qu’entretiennent les machines et les hommes en s’inspirant de ce qu’il qualifie de «folklore ouvrier», c’est-à-dire de la pluralité d’objets découverts sur les chantiers avant d’entamer ses études à la HEAD. De la clé à molette à la scie en passant par la boîte à outils, Adrian Fernandez Garcia utilise un champ lexical lié à l’univers de construction dans le but d’identifier les éléments qui composent l’essence d’un objet utilitaire tout en les exploitant et les détournant.

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avec le soutien de:

Loterie Romande

Canton de Vaud

Ville de Lausanne

Fondation Françoise Champoud

Ernst Göhner Stiftung

Migros pour-cent culturel

Pro Helvetia