Jessica Russ

Versicolor

Du 19 au 12 décembre 2021

Vernissage le vendredi 19 novembre 2021 dès 18h le vendredi 19 novembre 2021 dès 18h00

Exposition du 20 novembre au 12 décembre 2021

Ouverture: samedi & dimanche de 16h à 19h, ou sur rendez-vous

Selon l’ordonnance fédérale du 8 septembre 2021 et dès 16 ans, il est nécessaire de présenter un certificat covid accompagné d’une pièce d’identité à l’entrée de tous les lieux culturels en intérieur.

Processus de travail

Mon processus de travail se déroule en deux temps distincts : la phase de recherche et le travail de peinture à l’atelier. Je commence par créer mon propre répertoire d’images, dans lequel je puise les formes et les couleurs qui inspirent mes nouvelles peintures. À l’atelier, je peux alors m’offrir le luxe de me préoccuper exclusivement de la peinture elle même.

Je m’y fais tantôt exécutante, tantôt observatrice, mélangeant et appliquant les couleurs sur la toile puis observant les diverses associations qui surgissent au fil des couches.

Mes peintures sont des paysages mentaux dont les formes peuvent évoquer aussi bien les courbes d’un corps que des figures géométriques et organiques anonymes. Les formes, tracées préalablement au crayon sur la toile, restent ambiguës. L’imbrication de toutes ces formes abstraites prend la direction d’une certaine figuration qui se veut fuyante, de sorte qu’il devient difficile de la nommer.

C’est alors le tour de la coloriste. Les formes deviennent des aplats de couleur tranchants et précis, au point qu’aucune concession n’est envisageable, l’acrylique ne permet aucun repentir. La perspective se perd, les plans se confondent.

La recherche de couleur est peut-être la partie de mon travail la plus spontanée. Le hasard y intervient, car je puise au moment de préparer les couleurs d’une nouvelle peinture dans les restes fortuits des mélanges préparés pour la peinture précédentes. En ceci, ma palette suit son propre cycle, un cycle aléatoire.

La superposition radicale de lignes sur les aplats colorés replace le dessin au premier plan et libère le geste. Dessiner avec le pinceau est pour moi une manière de faire intervenir le mouvement dans des compositions qui évoquent davantage l’immobilisation, le temps suspendu. Ces lignes se fraient un chemin incongru, hésitant entre les sentiers balisés tracés par la rencontre des aplats et l’exploration de terrains inconnus.

Le tracé indépendant fait fi de la cartographie colorée et rétablit un équilibre quand le choc des aplats crée un léger vacillement. Ainsi deux temporalités se confrontent dans un seul et même espace-temps : celui de la toile peinte.

Jessica Russ

Biographie

Originaire de Nyon, Jessica Russ (08.08.88) vit et travaille à Lausanne. Elle démarre sa formation en Arts Visuels à l’ECAL en 2008. Elle poursuit sa formation en effectuant un master à la HEAD, où elle se consacre à la peinture uniquement. En 2019, le Service de la Culture de la ville de Lausanne lui octroie un atelier dans les anciennes écuries du parc de Mon Repos pour une durée de cinq ans. Cette même année, elle reçoit le prix Alice Bailly ainsi que le prix de la ville de Nyon. Dans le cadre du prix Alice Bailly, elle expose individuellement à l’espace CHUV. En 2014, elle participe à l’exposition «Bruits de fond», organisée à la Villa Bernasconi par le peintre Luc Andrié. L’année suivante, elle expose dans l’espace d’art indépendant HIT à Genève, sous l’invitation d’Anne Minazio. En 2015 également, elle présente sa première exposition solo, la série «Naevus», dans l’espace d’art indépendant lausannois La SAS. En 2016, elle co-crée le collectif 8 février (Andreas Hochuli, Agnès Ferla, Fédérico Nicolao, Anaïs Defago, Grégoire Bolay). Dans ce cadre, elle fera, cette même année, une résidence d’un mois «aux Petites Baies» en Ligurie, sous l’invitation du philosophe et curateur Fédérico Nicolao. Puis elle crée l’exposition «installée dans le provisoire» à la Placette, lieu d’exposition indépendant lausannois. Elle participe à de multiples expositions collectives comme au musée Arlaud en 2020 dans le cadre de «Des seins à dessein» ou plus récvemment à l’occasion de l’exposition d’une sélection des aquisitions récentes de la BCV «Unique et multiple», curatée par Catherine Othenin-Girard au MCBA. A Genève, elle présente l’exposition «Lieber Maler, male mir», avec le peintre David Weishaar, à la Ferme de la Chapelle, en 2020, puis participe au projet «Dojo, Temple de l’abstraction» au Commun, à l’invitation du collectif Éclair en 2018. Elle exposera à nouveau aux côtés de l’artiste David Weishaar lors de l’exposition à «Valentin 61», sous l’invitation de Marie-Christine Matthieu, à Lausanne, ou encore dans l’exposition «Saucisse Melba» à la Rotonde de la Maladière. En 2017 elle expose dans le cadre de l’exposition «Terrasse 2017» à Silicon Malley, espace d’art indépendant lausannois, puis participe à l’exposition «Feuer auf See» organisée par le collectif Dr Kuckucks Labrador, à Bâle. Son travail est montré au château de Nyon dans l’exposition «Traversant le salon» présentant les oeuvres acquises par la ville. Depuis 2021, son travail est montré en Suisse alémanique à la Galerie Bromer de Zürich pour l’exposition «Équilibre» aux côtés des artistes Rebekka Steiger et Lea Krebs, puis à Bâle, en tant que finaliste des Swissartawards 2021. Cette même année, elle participe également au projet «Paysage Ouvert», aux ateliers des Arques, sous l’invitation de Federico Nicolao. Ses tableaux sont dans de nombreuses collections privées et publiques telles que la FAP, la villa Bernasconi, la ville de Lancy, la ville de Nyon, le Gymnase de Nyon et la BCV.